Un site de commande en ligne n'est pas une vitrine avec un menu en PDF. C'est un outil de vente : votre client doit pouvoir choisir un menu, ajouter ses sauces, payer, choisir un créneau de retrait ou une livraison, et vous devez recevoir la commande en cuisine sans rien ressaisir. Voici, étape par étape, ce qu'il faut réunir — et ce qui fait la différence entre un site qui dort et un site qui encaisse.
1. Le nom de domaine et l'identité
Choisissez un domaine simple, qui reprend le nom du restaurant et, idéalement, la ville : lecheesy-audincourt.fr, kabanafood.fr, chickengo-issy-les-moulineaux.fr. Il servira sur vos flyers, vos sacs, votre fiche Google. Logo, couleurs et photos de vos plats doivent être à vous : c'est ce qui distingue votre site de la page générique d'une marketplace.
2. La carte, les menus et les étapes de personnalisation
C'est la partie la plus sous-estimée. Un fast-food vend rarement un produit seul : c'est un menu (sandwich + accompagnement + boisson), avec des tailles, des sauces, des suppléments, parfois des exclusions. Votre système doit gérer ces étapes de personnalisation (« choisissez votre sauce », « ajoutez un supplément à 1 € ») sans rendre le parcours pénible sur un téléphone. Testez toujours votre carte sur mobile : c'est là que 80 % des commandes se passent.
3. Le paiement en ligne
Paiement par carte, Apple Pay et Google Pay, via un prestataire de paiement reconnu. L'argent doit arriver directement sur votre compte, avec des virements réguliers. Comptez des frais de l'ordre de 1,5 à 2 % par transaction — à comparer aux 30 à 36 % des plateformes. Le paiement en ligne élimine aussi les commandes fantômes et les impayés du téléphone.
4. Click & collect et livraison
Le client doit choisir entre retrait et livraison dès le début du parcours. Pour le retrait : un créneau et un temps de préparation réaliste. Pour la livraison : une zone (par distance ou par codes postaux), des frais, un minimum de commande, et un moyen de livrer — vos livreurs ou des coursiers déclenchés automatiquement (réseau Uber Direct) avec suivi en temps réel. Voir livrer sans Uber Eats.
5. La réception en cuisine : tablette et imprimante
Une commande qui arrive par e-mail est une commande ratée. Il vous faut une tablette qui sonne, affiche la commande, permet de l'accepter et d'ajuster le temps de préparation, et une imprimante à tickets (Epson ou équivalent) qui sort le ticket automatiquement. C'est exactement ce que font les tablettes des plateformes — sauf que celle-ci est la vôtre. Détails dans tablette de commandes et imprimante à tickets.
6. Les horaires, la fermeture et les ruptures
Votre site doit connaître vos horaires (et les respecter), permettre une fermeture exceptionnelle en un clic un soir de rush, et retirer un produit en rupture depuis la tablette. Sinon, vous encaissez des commandes que vous ne pouvez pas honorer, et vous perdez le client.
7. Le référencement local
Un site de commande bien construit se positionne sur Google pour « [votre cuisine] + [votre ville] » : titres et descriptions par page, fiches produits indexables, données structurées (restaurant, menu, horaires, FAQ), sitemap, et surtout un lien de commande sur votre fiche Google Business Profile. C'est gratuit et c'est ce qui vous apporte des commandes directes sans publicité. Voir ajouter un lien de commande sur sa fiche Google.
8. Le lancement : faire venir les clients
Le site seul ne fait rien. Ce qui fonctionne chez nos clients :
- un flyer ou un sticker avec QR code dans chaque sac, y compris ceux des plateformes ;
- le lien de commande sur la fiche Google, Instagram, TikTok, Snapchat ;
- une campagne SMS aux clients dont vous avez déjà le numéro, avec une offre de bienvenue en direct ;
- une mention systématique du personnel : « la prochaine fois, commandez sur notre site, c'est moins cher pour vous et pour nous ».
Le First, à Saint-André-de-Cubzac, a annoncé 800 € de commandes directes la première semaine, sans publicité, avec cette méthode.
Faire soi-même ou déléguer ?
Faire soi-même est possible avec des modules grand public, au prix de semaines de paramétrage et d'un résultat souvent fragile (paiement, livraison, impression). Déléguer à un prestataire spécialisé coûte plus cher au départ, mais le site est en ligne en quelques jours, la tablette arrive configurée, et le lancement est accompagné. Chez BungeeFood, nous allons plus loin : paiement aux résultats et garantie écrite sur contrat, parce que ce qui compte, c'est ce que le site rapporte.
Pour estimer l'enjeu, commencez par notre simulateur de commissions : c'est le montant que vous récupérez en basculant vos commandes en direct.